Les îles de Martinique, un trésor culturel riche

La Martinique est une destination empreinte de culture. Avec ses vieux rhums divins, son héritage créole dont la tradition du Bèlè et ses soirées frénétiques trop méconnues et surprenantes, ses cascades, ses différents sports, ses traditions ancestrales , la Martinique montre le coeur de ses coutumes. La Martinique est aussi une île de marins, de marchés qui sont des portes ouvertes sur une gastronomie extrêmement riche et une convivialité qui constituent enfin le cœur de cette destination antillaise.

Jalons de l’histoire de l’île

C’est en 1502, lors de son quatrième voyage dans le Nouveau Monde, que Christophe Colomb débarque en Martinique. À cette époque, l’île est habitée par des Indiens Caraïbes chassant les Arawaks (originaires de la vallée de l’Orénoque). La Martinique s’appelle alors Madinina, l’île aux fleurs.

Avant 1493 : les populations Arawaks et Caraïbes se succèdent dans les Petites Antilles du Nord-Est de l’Amérique du Sud (Orinoco-Venezuela).

1502: Christophe Colomb débarque en Martinique.

Septembre 1635 : Pierre Belain d’Esnambuc arrive en Martinique et construit sur le lieu de son débarquement, le Fort Saint-Pierre, à l’origine de la ville du même nom.

De 1635 à 1658 : des guerres d’escarmouches incessantes conduiront à l’élimination totale de la Caraïbe par les Européens. L’introduction de la canne à sucre, par les Hollandais expulsés du Brésil, sera le point de départ d’une « économie du sucre », caractérisée par l’apparition de grandes propriétés, les « Habitations », et la mise en place, pour la main d’oeuvre, du trafic des esclaves.

1685 : création du « Code noir » de Colbert qui, en 60 articles, régit officiellement la vie des esclaves jusqu’en 1848.

1662-1848 : économie florissante des plantations et de l’esclavage.

1848 : abolition de l’esclavage sous la direction de Victor Schoelcher et introduction progressive de la main-d’œuvre indienne.

8 mai 1902 : Éruption de la Montagne Pelée, 30 000 personnes meurent alors, et destruction de la ville de San Pietro (la « Venise des Caraïbes »).

19 mars 1946 : la Martinique devient un département français. Il est représenté par 4 députés et
2 sénateurs.

1982 : Avec la loi de décentralisation, la Martinique devient une région. Aujourd’hui, la Martinique est à la fois une région et un département français.

En 2016, elle devient une communauté unique.

La tradition Martiniquaise

Le festival le plus important de la Martinique, le carnaval, qui se déroule entre le dimanche de l’Épiphanie et le mercredi des Cendres, est le prétexte à des défilés, des danses, des concours de beauté et de costumes dans tous les villages de l’île. C’est sans doute le moment où la Martinique est la plus festive. La messe du dimanche reste un moment important de la semaine en Martinique, tant du point de vue spirituel que social. Les robes blanches et les parapluies sont souvent à l’extérieur, un spectacle fascinant. Le créole fait partie de la vie quotidienne, et peut être compliqué à comprendre pour des oreilles non initiées. Les nombreuses expressions typiquement locales sont fascinantes et colorées. Une agréable surprise pour les amateurs de bonnes paroles.

La cuisine martiniquaise

Composée de produits épicés du monde entier, la cuisine de la Martinique regroupe de multiples saveurs exotiques. Si les filets de cabillaud, le pudding antillais, le crabe empaillé, le planteur et le punch offert à l’apéritif sont les vedettes, les gourmands pourront également goûter le jus de canne à sucre, le blaff de poisson, le colombo, salade de gombos, gratin cristoforo et la soupe de poisson. Sans oublier le berceau blanc, un dessert gélatineux à la noix de coco ainsi que les merveilleux fruits tropicaux. Les rhums martiniquais AOC sont tout simplement remarquables en qualité et diversité. A travers eux – et avant d’avoir trop profité de la dégustation – nous découvrons une partie essentielle de l’histoire de la Martinique où l’esclavage a joué un rôle prépondérant et nous nous immergeons dans les paysages agricoles de la région.